Manifeste pour la défense de la République
Interpellation des pouvoirs publics et des forces vives de la Nation
Lors de la manifestation nationale de défense de la fonction publique du jeudi 21 janvier, tandis qu’à Nice, pacifique, elle venait de commencer au départ de la place Garibaldi, de nombreux Niçois ont été témoins d’incidents surprenants, scandaleux et graves.
En effet, alors même que deux manifestants arboraient comme à chaque manifestation depuis des décennies, un masque de Carnaval représentant cette fois Nicolas Sarkozy, agrémentés des commentaires qu’il avait lui-même lancés au visage d’un spectateur lors d’un salon agricole passé, des policiers décidèrent de les leur arracher par la force !
D’autres manifestants vinrent les soutenir et notamment des élus des collectivités locales de notre Région. Les policiers n’ont pas hésité à user de brutalités pour arriver à leur fin et à embarquer certains manifestants et élus vers le commissariat.
Devant l’impossibilité de sanctionner, dans la cité du Carnaval un porteur de masque à l’occasion d’une manifestation pacifique, devant sans doute la difficulté de punir un porteur de pancarte citant des paroles du Président de la République, les manifestants furent plus tard relâchés, non sans insultes et menaces qui sans doute feront l’objet de procédures judiciaires.
Néanmoins, interrogé par plusieurs citoyens présents lors de cet incident, l’Observatoire des Droits et des Libertés entend donner son véritable sens à de tels actes des forces de Police qui, devenant un facteur d’insécurité publique et brutalisant de façon intolérable des élus de la République, interrogent bon nombre de citoyens, organisations politiques, syndicales, associatives, citoyennes sur le devenir des libertés fondamentales dans notre pays et sur l’attitude fébrile du pouvoir face à une contestation grandissante.
Les organisations soussignées veulent mettre en commun et en réseau leurs compétences et capacités existantes pour assigner les pouvoirs publics à répondre de leurs actes devant les citoyens. Ainsi, une procédure d’interpellation du Procureur de la République est envisagée, ainsi qu’une saisine du CNDS, autorité administrative indépendante créée en 2000 et chargée de veiller au respect de la déontologie des personnes exerçant, sur le territoire de la République, des activités de sécurité.
A partir de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, deux questions sont en effet à poser aux pouvoirs publics.
Art. 5 ...”Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas”.
Si lors d’une manifestation d’évidence non violente, parfaitement encadrée et maîtrisée par ses organisateurs, dans les lieux qui lui avaient été assignés, la police s’arroge le droit de dire qui a le droit ou non de porter un masque de Carnaval, et quel masque, de surcroît dans la cité du Carnaval, si pour arriver à ses fins cette même police use de ce qu’il faut bien appeler des voies de fait, est-ce acceptable ?
…/…
Art. 7 “...Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis...”
Et si répondant par la négative ou par le silence les pouvoirs publics cautionnent cette violence en oubliant l’article 7 ci-dessus, sommes-nous en République ?
Il faut rappeler enfin, que des incidents violents se sont déjà produits, il y a tout juste un an, lors d’une manifestation concernant la solidarité avec le peuple palestinien. Question subsidiaire : une « coutume niçoise » s’établit-elle au détriment d’une liberté fondamentale ?
Aux citoyens de réagir !
Nice le 25 janvier 2010
En effet, alors même que deux manifestants arboraient comme à chaque manifestation depuis des décennies, un masque de Carnaval représentant cette fois Nicolas Sarkozy, agrémentés des commentaires qu’il avait lui-même lancés au visage d’un spectateur lors d’un salon agricole passé, des policiers décidèrent de les leur arracher par la force !
D’autres manifestants vinrent les soutenir et notamment des élus des collectivités locales de notre Région. Les policiers n’ont pas hésité à user de brutalités pour arriver à leur fin et à embarquer certains manifestants et élus vers le commissariat.
Devant l’impossibilité de sanctionner, dans la cité du Carnaval un porteur de masque à l’occasion d’une manifestation pacifique, devant sans doute la difficulté de punir un porteur de pancarte citant des paroles du Président de la République, les manifestants furent plus tard relâchés, non sans insultes et menaces qui sans doute feront l’objet de procédures judiciaires.
Néanmoins, interrogé par plusieurs citoyens présents lors de cet incident, l’Observatoire des Droits et des Libertés entend donner son véritable sens à de tels actes des forces de Police qui, devenant un facteur d’insécurité publique et brutalisant de façon intolérable des élus de la République, interrogent bon nombre de citoyens, organisations politiques, syndicales, associatives, citoyennes sur le devenir des libertés fondamentales dans notre pays et sur l’attitude fébrile du pouvoir face à une contestation grandissante.
Les organisations soussignées veulent mettre en commun et en réseau leurs compétences et capacités existantes pour assigner les pouvoirs publics à répondre de leurs actes devant les citoyens. Ainsi, une procédure d’interpellation du Procureur de la République est envisagée, ainsi qu’une saisine du CNDS, autorité administrative indépendante créée en 2000 et chargée de veiller au respect de la déontologie des personnes exerçant, sur le territoire de la République, des activités de sécurité.
A partir de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, deux questions sont en effet à poser aux pouvoirs publics.
Art. 5 ...”Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas”.
Si lors d’une manifestation d’évidence non violente, parfaitement encadrée et maîtrisée par ses organisateurs, dans les lieux qui lui avaient été assignés, la police s’arroge le droit de dire qui a le droit ou non de porter un masque de Carnaval, et quel masque, de surcroît dans la cité du Carnaval, si pour arriver à ses fins cette même police use de ce qu’il faut bien appeler des voies de fait, est-ce acceptable ?
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Art. 7 “...Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis...”
Et si répondant par la négative ou par le silence les pouvoirs publics cautionnent cette violence en oubliant l’article 7 ci-dessus, sommes-nous en République ?
Il faut rappeler enfin, que des incidents violents se sont déjà produits, il y a tout juste un an, lors d’une manifestation concernant la solidarité avec le peuple palestinien. Question subsidiaire : une « coutume niçoise » s’établit-elle au détriment d’une liberté fondamentale ?
Aux citoyens de réagir !
Nice le 25 janvier 2010

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