Ca se passe comme ça, la démocratie participative, à Nice…
La concertation préalable à l’extension de la ligne 1 et à la création de la ligne 2 du tramway, organisée par la ville de Nice, a cumulé tout ce qu’il ne fallait surtout pas faire en matière de démocratie participative…
Tout d’abord, une première concertation, sur le même thème, avait déjà eu lieu, du 15 janvier au 31 mars 2007. Dès lors, relancer la procédure ne pouvait que lasser les citoyens et les inciter à ne plus prendre la peine de laisser un avis.
En outre, la ville de Nice a ostensiblement cherché à orienter les esprits à coups d’affiches et d’encarts publicitaires (payés avec l’argent des contribuables). Au point que la concertation a fini par se résumer en un référendum où la réponse se limitait à dire « oui » ou « non » au passage du tramway sur la Prom’ ! Or, dans une concertation, procédure qui se situe très en amont du dossier définitif, il convient de laisser la liberté aux futurs usagers qui doivent pouvoir évoquer tous les aspects d’un projet.
Enfin, le jour même de la fin de la procédure, Christian Estrosi annonçait que les Niçois étaient majoritairement favorables au passage du tramway sur la Promenade des Anglais... Il lui avait visiblement fallu peu de temps pour analyser les 2 379 contributions écrites, les 14 800 signatures laissées sur des pétitions, sans parler des interventions orales faites lors des réunions publiques !
Las, ne nous leurrons pas : le pseudo Comité tramway sensé « poursuivre la réflexion », dont l’existence ne repose sur aucune base légale et dont la composition a été choisie par Christian Estrosi, ne servira pas à grand chose, si ce n’est valider le choix initial du maire.
À Nice, la démocratie participative, comme la ligne 2 du tramway, se fait toujours attendre…
Jean-Christophe Picard
Tout d’abord, une première concertation, sur le même thème, avait déjà eu lieu, du 15 janvier au 31 mars 2007. Dès lors, relancer la procédure ne pouvait que lasser les citoyens et les inciter à ne plus prendre la peine de laisser un avis.
En outre, la ville de Nice a ostensiblement cherché à orienter les esprits à coups d’affiches et d’encarts publicitaires (payés avec l’argent des contribuables). Au point que la concertation a fini par se résumer en un référendum où la réponse se limitait à dire « oui » ou « non » au passage du tramway sur la Prom’ ! Or, dans une concertation, procédure qui se situe très en amont du dossier définitif, il convient de laisser la liberté aux futurs usagers qui doivent pouvoir évoquer tous les aspects d’un projet.
Enfin, le jour même de la fin de la procédure, Christian Estrosi annonçait que les Niçois étaient majoritairement favorables au passage du tramway sur la Promenade des Anglais... Il lui avait visiblement fallu peu de temps pour analyser les 2 379 contributions écrites, les 14 800 signatures laissées sur des pétitions, sans parler des interventions orales faites lors des réunions publiques !
Las, ne nous leurrons pas : le pseudo Comité tramway sensé « poursuivre la réflexion », dont l’existence ne repose sur aucune base légale et dont la composition a été choisie par Christian Estrosi, ne servira pas à grand chose, si ce n’est valider le choix initial du maire.
À Nice, la démocratie participative, comme la ligne 2 du tramway, se fait toujours attendre…
Jean-Christophe Picard

1 commentaires:
et oui çà se passe comme çà dans les Alpes-Mritimes! Et pas qu'à Nice.
J'ai eu l'occasion d'apprécier, à sa juste valeur, la conception que se faisait Henri REVEL, le maire de Saint Laurent du Var, de la concertation publique.
Je te raconterai à l'occasion.
Nathalie
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